Courbet, Gustave

Courbet Photographie
Courbet, Gustave
Nationalité

Française

Naissance & Décès 1819
Mouvement

Réalisme

Formation Ateliers de Charles de Steuben et Nicolas-Auguste Hesse
Influence

Vélasquez, Géricault

Fils d’une famille assez aisée, Courbet nait à Ornans en 1819, petite ville de Franche-Comté et à laquelle il reste attaché toute sa vie. Il trouve un intérêt pour l’art très tôt et débute sa formation dès l’âge de 14 ans sous le tutorat d’un professeur d’Ornans, le Père Baud, avant de quitter sa ville natale pour rejoindre Besançon où il poursuit son apprentissage. Sous prétexte de poursuivre des études de droit, il s’installe à Paris mais préfère très vite s’adonner à la peinture. Il copie les grands maîtres du Louvre, notamment Rembrandt, Titien ou encore Vélasquez qui ont une influence considérable sur lui. En parallèle, il suit avec attention les œuvres de Delacroix ou de Géricault qu’il admire beaucoup. Courbet se cherche encore, flirtant avec le Romantisme sans tout à fait s’y retrouver. C’est également la période des autoportraits. Courbet aimant se mettre en scène, il livre ainsi en 1841 l’un de ses autoportraits les plus célèbres dit le Désespéré. En 1818, il rencontre le critique Champfleury avec lequel il noue une amitié qui lui permet une reconnaissance publique. En 1849, Courbet signe l’après dîner à Ornans, œuvre qui lui vaut la seconde médaille au Salon et qui est achetée par l’Etat.

Le peintre du quotidien

Son style s’affirme et sa volonté de créer un art réaliste avec des figures du quotidien se précise. Il signe en 1851 son œuvre la plus célèbre, Un enterrement à Ornans, dans laquelle il met en scène des gens du peuple dans un format monumental. A une époque où les normes académiques continuent de dicter le goût, l’œuvre dénote et est très mal reçue par la critique jusqu’à provoquer un scandale qui permet à Courbet de se hisser sur le devant de la scène artistique. Au cours de cette période, Courbet fait la rencontre d’Alfred Bruyas, un riche collectionneur qui devient son plus grand mécène et lui permet dès lors de vivre de sa peinture. Cette rencontre est d’autant plus décisive que le Salon boude de plus en plus Courbet et refuse certaines de ses œuvres, notamment l’Atelier du peintre en 1855. Face à ce rejet, Courbet décide de créer son propre pavillon lors de l’exposition universelle de 1855 qu’il baptise le pavillon du réalisme.

Tableau Courbet - Un enterrement à Ornans
Un enterrement à Ornans.(1849–1850)
Les années qui suivent marquent pour lui une période assez prospère et les commandes affluent. Courbet se distingue par ses scènes de chasse, ses paysages et ses œuvres trouvent de nombreux acquéreurs, même si quelques scandales continuent de ponctuer sa vie. Ainsi, en 1863, il réalise peut être son œuvre la plus choquante pour l’époque, Le retour de la conférence. Ce tableau aujourd’hui disparu mettait en scène des ecclésiastiques saouls sur une route de campagne. On l’accuse alors d’outrage à la morale religieuse. Tableau Courbet - L'Hallali du cerf (1867)
L’Hallali du cerf (1867)

L’artiste révolutionnaire

Révolutionnaire dans l’âme, Courbet participe à la Commune parisienne en 1871, mais la rapide fin de cette dernière s’accompagne de dures épreuves pour l’artiste. On l’accuse en effet d’être responsable de la destruction de la colonne Vendôme et on le condamne à financer l’intégralité de sa reconstruction, une somme bien au dessus des moyens de l’artiste. Par peur de l’emprisonnement, Courbet part s’exiler en Suisse où il se noie dans l’alcool et ne produit plus que des œuvres secondaires. Il meurt le 31 décembre 1877 en Suisse, fatigué et ruiné. Il laisse derrière lui de nombreuses œuvres qui marquèrent ses contemporains, notamment Manet, et demeure encore aujourd’hui l’une des figures majeures du XIXème siècle français dans sa lutte pour un art réaliste.

F
Fils d’une famille assez aisée, Courbet nait à Ornans en 1819, petite ville de Franche-Comté et à laquelle il reste attaché toute sa vie. Il trouve un intérêt pour l’art très tôt et débute sa formation dès l’âge de 14 ans sous le tutorat d’un professeur d’Ornans, le Père Baud, avant de quitter sa ville natale pour rejoindre Besançon où il poursuit son apprentissage. Sous prétexte de poursuivre des études de droit, il s’installe à Paris mais préfère très vite s’adonner à la peinture. Il copie les grands maîtres du Louvre, notamment Rembrandt, Titien ou encore Vélasquez qui ont une influence considérable sur lui. En parallèle, il suit avec attention les œuvres de Delacroix ou de Géricault qu’il admire beaucoup. Courbet se cherche encore, flirtant avec le Romantisme sans tout à fait s’y retrouver. C’est également la période des autoportraits. Courbet aimant se mettre en scène, il livre ainsi en 1841 l’un de ses autoportraits les plus célèbres dit le Désespéré. En 1818, il rencontre le critique Champfleury avec lequel il noue une amitié qui lui permet une reconnaissance publique. En 1849, Courbet signe l’après dîner à Ornans, œuvre qui lui vaut la seconde médaille au Salon et qui est achetée par l’Etat.

Le peintre du quotidien

Son style s’affirme et sa volonté de créer un art réaliste avec des figures du quotidien se précise. Il signe en 1851 son œuvre la plus célèbre, Un enterrement à Ornans, dans laquelle il met en scène des gens du peuple dans un format monumental. A une époque où les normes académiques continuent de dicter le goût, l’œuvre dénote et est très mal reçue par la critique jusqu’à provoquer un scandale qui permet à Courbet de se hisser sur le devant de la scène artistique. Au cours de cette période, Courbet fait la rencontre d’Alfred Bruyas, un riche collectionneur qui devient son plus grand mécène et lui permet dès lors de vivre de sa peinture. Cette rencontre est d’autant plus décisive que le Salon boude de plus en plus Courbet et refuse certaines de ses œuvres, notamment l’Atelier du peintre en 1855. Face à ce rejet, Courbet décide de créer son propre pavillon lors de l’exposition universelle de 1855 qu’il baptise le pavillon du réalisme.

Tableau Courbet - Un enterrement à Ornans
Un enterrement à Ornans.(1849–1850)
Les années qui suivent marquent pour lui une période assez prospère et les commandes affluent. Courbet se distingue par ses scènes de chasse, ses paysages et ses œuvres trouvent de nombreux acquéreurs, même si quelques scandales continuent de ponctuer sa vie. Ainsi, en 1863, il réalise peut être son œuvre la plus choquante pour l’époque, Le retour de la conférence. Ce tableau aujourd’hui disparu mettait en scène des ecclésiastiques saouls sur une route de campagne. On l’accuse alors d’outrage à la morale religieuse. Tableau Courbet - L'Hallali du cerf (1867)
L’Hallali du cerf (1867)

L’artiste révolutionnaire

Révolutionnaire dans l’âme, Courbet participe à la Commune parisienne en 1871, mais la rapide fin de cette dernière s’accompagne de dures épreuves pour l’artiste. On l’accuse en effet d’être responsable de la destruction de la colonne Vendôme et on le condamne à financer l’intégralité de sa reconstruction, une somme bien au dessus des moyens de l’artiste. Par peur de l’emprisonnement, Courbet part s’exiler en Suisse où il se noie dans l’alcool et ne produit plus que des œuvres secondaires. Il meurt le 31 décembre 1877 en Suisse, fatigué et ruiné. Il laisse derrière lui de nombreuses œuvres qui marquèrent ses contemporains, notamment Manet, et demeure encore aujourd’hui l’une des figures majeures du XIXème siècle français dans sa lutte pour un art réaliste.

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